Première image de la prochaine Grand Sport VITESSE Légendes de Bugatti : « Elizabeth Junek »

Quelques jours après  vous avoir présenté la dernière « Légendes de Bugatti » née de la marque, la « Rembrandt Bugatti » (voir article), nous sommes heureux de vous présenter en exclusivité, le prochain exemplaire prévu de la série Grand Sport Vitesse Légendes de Bugatti.

A ce jour,  quatre « Légendes de Bugatti » sur les six annoncées ont déjà été dévoilées : la Jean-Pierre Wimille, la Jean Bugatti, la Méo Constantini et dernière en date la Rembrandt Bugatti, présentées au Salon de Genève en début de semaine. Vous pouvez voir ou revoir toutes ces Légendes ici.

Suite à de nombreuses rumeurs visibles dernièrement sur internet, Bugattipassion.fr a mené l’enquête et a pu obtenir l’un des premiers clichés virtuels de ce qui sera la prochaine Grand Sport VITESSE Légendes de Bugatti : « Elizabeth Junek ». Il y avait  du vrai dans ces rumeurs, cette Légende verra bien le jour mais n’a pas été présentée à Genève.

Cette configuration n’est pas sans rappeler celle de la Grand Sport Vitesse VITESSE WRC. Cette Légende recevra donc une robe bicolore noire, peut être en carbone, et jaune, couleur choisie par cette femme pilote à l’époque sur ses autos. Ces couleurs seront également reprises pour les jantes de type ‘Vitesse’ ainsi que les bouchons de réservoirs signés Eliška Junková (Elizabeth Junek).

L’habitacle lui contrastera avec l’extérieur et sera recouvert de cuir marron. Les appuis-tête des sièges seront signés eux aussi Eliška Junková, les seuils de portes seront signés « Les Légendes de Bugatti » avec le portrait de Elizabeth Junek. Les panneaux de portes pourraient être en cuir tressé tout comme la Rembrandt Bugatti. Actuellement, nous n’avons pas plus d’information concernant cette Légende, si ce n’est qu’elle sera produite, comme les autres Légendes, à 3 exemplaires.

Quelques informations concernant Elizabeth Junek

De nombreux coureurs privés ont contribué à la réputation et à la célébrité de la marque et de consolider son statut culte.

Cenek Junek, banquier à Prague, est l’archétype même du coureur privé. Il avait pratiquement tous les atouts: argent, style de vie, enthousiasme, talent sur les circuits et sa femme, Elizabeth qui sur les circuits, lui était même quelque peu supérieure: „On avait encore jamais vu ça ; une première mondiale », écrit dans ses mémoires Alfred Neubauer, directeur des courses Mercedes, lorsqu’il évoque „cette frêle et courageuse femme » à l’occasion de la Targa Florio en 1928. Elle a dépassé tous les hommes: Alberto Divo, Giuseppe Campari, Tazio Nuvolari et plusieurs autres pilotes renommés.
Le miracle ne pût toutefois pas être complet: Elizabeth Junek, en tête de la course, fût dépassée par Divo à la suite de problèmes liés à un freinage défectueux. Gênée par le nuage de poussière provoqué par le dépassement, elle casse une roue sur une pierre.

A la fin, ce ne sera que la cinquième place, mais la légende était née: Elizabeth Junek fut fêtée dans toute l’Europe avec exubérance et son retour à Prague fut une journée de liesse pour la fière Tchécoslovaquie indépendante.

Elizabeth Junek restera toutefois « amateur » et fidèle compagne de son époux. La mort accidentelle de Cenek Junek lors d’une course sur le Nürburgring, marquera la fin de sa carrière.